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Y a certaines choses que l’on pas vraiment envie de faire dans le rôle de manager.
Personnellement, je n’avais pas envie de devoir me fâcher si tôt.
Ni devoir supporter aussi tôt des disfonctionnements de mon équipe de choc (Ironie Inside).
Bref, cela fait la seconde fois en moins de deux mois qu’ils me font passer pour une bille.
Cela fait deux fois, que lors d’un contrôle de routine des stocks, il manque un produit.
Et pas un petit produit de rien du tout non non, loin de là.
Un gros truc bien cher, qui représente plusieurs mois de salaire, du mien comme du leurs.
Le genre de chose, qu’ils ont du envoyer à un client sans le saisir,
donc sans que cela soit sorti du stock et facturé au dit client.
Après recherche, après tempête de méninges, une raison, une explication, une excuse à pointé.
Sauf que, pour le moment rien n’indique, ne confirme l’hypothèse.
Mais la piste principal, renverrait la faute, sur d’autres, se trouvant avant dans la chaine.
Reste à attendre d’avoir confirmation de la validité de l’une ou l’autre théorie.
Moment de répit, mais pas total, non, j’ai réagit tout de même.
Je n’ai juste pas eu à devoir faire le grand méchant, pas encore en tous cas
Fini de me laisser croire que l’on contrôle ce que l’on fait,
Maintenant on me le confirme et on se responsabilise.
Initiale et inscription manuel du comptage sur le document interne.
Cela forcera un autocontrôle plus poussé.
Et augmentera la traçabilité.
Toute en étant une légère protection face aux erreurs qui tombent de plus haut dans la chaine?
Mais quand j’ai dit, demandé, imposé cela.
Que n’avais je pas fais là. J’ai largué une bombe sur l’ONU ?
Je suis sortis à là suite de cela, effet à la fois calculé et involontaire.
Lorsque plus tard je suis revenu, une ambiance pesante régné dans l’atmosphère…
Silence mortel, et grondement sourd.
Le calme avant la tempête ? Une rébellion se préparait ?
Ma période d’absence, leur avait donné tout le loisir de discuter entre elles,
De se monter les une les autres, et de pousser des haut cris.
J’avais laissé monter le lait, et il avait débordé sur le gaz.
Donc revenu que j’étais depuis quelques instants,
Et informé de l’état d’esprit du moment par une source extérieur.
Je les ai appelées à confesse chacune leur tour.
Leurs expliquant que s’était pour les protéger face au maillon précédent de la chaine.
Que cela formalisait et officialisait le contrôle qu’elles faisaient de leur préparation.
Qu’elles ne devaient pas prendre cela comme un manque de confiance vis-à-vis d’elle.
Et le calme et la sérénité, toute relative du bunker et revenue.
Mais pas le produit…
C’est vraiment le sentiment que j’ai eu jeudi dernier.
C’était bien de nous avoir fait suivre une Formation sur le bien être au travail et le Stress le mardi précédent.
Donc Jeudi lors du séminaire de l’Equipe SP, équipe divisée en trois sites,
J’ai appris qu’un collègue sur mon site allait devenir Coordinateur Projet et Organisateur des comités projets et comité de suivi projets.
Déjà qu’en arrivant j’ai vraiment eu l’impression d’être l’inconnu de service, alors que cela fait maintenant bientôt trois ans que je travail au sein de cette équipe, totalement ignoré par ceux de Paris.
Mais sentiment encore plus fort depuis que je suis devenu responsable d’un atelier qui travail avec eux mais pour le compte d’autres.
Bref morale et sentiment d’appartenance plutôt bas, et chute aux enfers après l’annonce de mon responsable sur les objectifs de 2010.
Car finalement, ce qui revient à mon collègue, c’est le boulot que j’aurais du avoir vis-à-vis de ma fonction initiale.
Alors demain, lorsque la responsable de l’atelier que je remplace reviendra, qu’est ce que je ferais ?
Aurais je droit a un au revoir ?
Devrais-je aller remplacer mon collègue dans son rôle de chef d’équipe ?
Serais-je du coup déclassé de mon nouveau coefficient tout récent ?
Cette présentation, cette annonce, un véritable coup de poignard en plein cœur.
J’ai demandé un entretien le Vendredi suivant, que je n’ai pas encore eu.
Mais grâce a radio moquette, j’ai appris certaines informations.
Que le collègue en question, lors de ma nomination pour le remplacement du congé maternité, avait été rapproché avant pris avec des pincettes pour lui annoncer les choses afin qu’il ne le prenne pas mal.
D’autres bruits de couloirs seraient que celle que je replace serait mise en lieu et place de mon collègue.
Et que je resterais responsable de l’atelier ou je suis.
Mais cela ne reste que des bruits de couloir.
Je sais que l’annonce faite comme cela sans avoir prévenu qui que ce soit, a choqué plus d’un de l’équipe de mon site.
Et pour me réconforter, j’ai au moins la satisfaction de ma supérieure directe par rapport à mon travail. Et pour la citer:
“Vous avez fait en moins d’un mois ce qu’elle n’a pas fait en cinq ans.”
Bref si je suis encore attristé, déçu, et en irrité par l’annonce de jeudi, je ne suis pas jaloux de mon collègue, au contraire je lui souhaite bien du courage…
Et qu’il retrouve un peu d’humilité.
Car je comprends mieux pourquoi depuis le vendredi de la semaine précédente, lorsque le responsable du site lui a proposé de prendre cette charge, il a commencé à rouler des épaules et à se pavaner, la jouer l’air supérieur.
C’était un peu près l’état dans lequel j’étais jeudi dernier.
Le début de la semaine avait été quelque peu chargé.
J’ai passé beaucoup de temps à courir sur différents sujets.
Et puis début de l’année arrivant,
Les feuilles annonciatrices de bonne nouvelles ou pas sont tombées.
Lorsque l’on m’a appelé j’étais quelque peu « speed ».
J’ai regardé la feuille que l’on m’a tendue,
J’ai lu sans vraiment intégré, comprendre ce que je lisais.
J’ai dit merci, comme on dit merci d’avoir remis une feuille lambda.
C’est après seulement une seconde lecture que j’ai entre aperçu que j’avais été augmenté.
Sans vraiment me rendre conte de la quantité d’augmentation.
Et ce n’est qu’après une troisième lecture que j’ai enfin vu que j’avais aussi augmenté de coefficient.
Et que j’ai redis merci tout gêné, de ma non réaction précédente.
Mais toujours aussi déboussolé et pris dans ce qui m’attendait deux étages plus bas…
Et dire que demain je repars par une semaine chargée.
Mais j’avance et fais bouger les choses…
Une année se termine.
Une seconde de plus qui passe,
Et fait faire une grosse rotation au compteur.
Une seconde pour se retourner sur l’année écoulée.
Deux Mille Neuf,
Un déménagement, emménagement à deux.
Une, des opérations.
Des annonces, des attentes, des peurs.
Et finalement, pas le résultat escompté.
Des Amis, devenant nos.
Et d’autres, hélas, pas vu.
Les vacances, la Bretagne.
L’arrivé de la terreur, Eustache.
Chaton espiègle, et joueur.
Un anniversaire.
Des anniversaires.
Les fêtes.
Une seconde pour regarder celle qui arrive et défile déjà à toute allure,
Deux Mille Dix.
Des résolutions, pas vraiment.
Le changement au travail,
À moi de le faire changer.
Repartir dans le cycle des opérations.
Espérer, croire.
Cette fois cela doit marcher.
Voir ceux que l’on n’a pas vus.
Revoir les amis.
Recevoir plus.
Montrer que “la Campagne” c’est bien, et pas loin.
Et continuer à deux.
Avancer, Ensemble.
Faire des Projets.
Et voir le temps qui passe,
File et défile.
Meilleurs Vœux…
Voila, j’ai passé quinze petits jours, “seul maitre à bord”.
Encore faudrait-il avoir le temps de “manœuvrer le navire”
Et ce ne fut pas vraiment le cas.
J’ai passé mon temps à courir, bosser comme un esclave sous des coups de fouets (virtuels).
Ou plutôt téléphonique et électronique.
Trop de chose en même temps,
et pas le temps de poser,
se poser pour réussir à faire les taches dans l’ordre.
Et ne pas le mélanger.
Le rush de fin d’année.
La course à la satisfaction client.
L’urgence de l’urgence.
Prévoir l’imprévisible, l’inconnu.
Et là, une semaine de vacances, bienvenu, nécessaire.
Eviter d’exploser, d’imploser.
Evacuer le stress, les prises de becs…
Je ne suis pas parti sans laisser d’instructions.
Je ne suis pas parti sans mon micro, et les mails.
J’avais laissé des instructions.
J’avais tenté de prévoir.
Eviter les ingérences.
Empêcher que l’on “sape mon autorité”.
Mais j’ai bien peur, qu’a peine le dos tourné.
L’on est pu s’empêcher de venir, et régner.
Vais-je être condamné à ne plus pouvoir prendre de congés ?
Et a bossé comme un forcené, sans pouvoir manager ?
Voila, je suis seul maitre à bord depuis presque une semaine.
Un peu trop tôt a mon gout.
Et pas trop tôt non plus !
Le tandem avec un boulet, ce n’est pas évident.
Lundi, elle est partie plus tôt, un rendez vous.
Mardi, plus personne.
Sylvain, démerde-toi !
Et elle m’en a laissé de la merde !
C’est loin d’être une prise de fonction en douceur…
Même pas deux semaines d’immersion complète.
Pas vu, pas appris tout ce qui est sensé me concerné.
Lâché, abandonné…
Avec des surprises, des découvertes déplaisantes…
Un système archaïque, une communication compliquée.
Des règles de confidentialité, et de sécurité, contraignantes…
Des mails en quantité, j’ai multiplié par 30, ce que je recevais avant.
Et ce téléphone, qui ne cesse de sonner…
Il y a de cela déjà une semaine, que le temps passe vite.
Avec Rem nous sommes allés aider un Ami à déménager.
Une après midi vraiment agréable et sympathique.
Toutes les parties en présence étaient adorables.
Des exploits réalisés.
Des challenges réussis !
Vivement que l’on se revoit dans d’autres circonstances !
Il y a de cela quelques jours, nous sommes allés chez Rem pour voir sa famille.
Il était tard, nous avons ramené un des membres chez lui dans la ville voisine.
Lorsque nous avons repris le chemin de notre chez nous, une voiture nous suit.
Appel de phares et gyrophare bleu.
Je change de voie pour les laisser passer.
Ils se remettent derrière moi et recommence.
Ils montent a ma hauteur, et me font signe de me garer, alors que je suis en pleine voie.
J’ouvre ma fenêtre pensant juste a un contrôle de papier ou autre.
On m’ordonne de couper le contact et de sortir de ma voiture.
Je me permets de demander au policier sa plaque, après tout il n’est pas en uniforme.
Il s’exécute, je sors, fait mine de vouloir prendre ma sacoche pour récupéré mes papiers.
Mais il me l’interdit.
Je dois me mettre derrière la voiture face au coffre.
Bras a l’horizontale et jambes légèrement écartées.
Ai-je des produits dangereux ou illicites sur moi ?
Je bafouille un je crois pas =, surpris de la question.
Juste mon kniffe et un briquet dans ma poche, que je dois poser sur le toit de la voiture.
Puis il se met à me palper.
Le long des bras les cotés, les jambes…
Puis je dois monter sur le trottoir.
Pendant ce temps un autre interroge Rem sur ce que l’on faisait là.
Et il prend ma place pour la fouille au corps.
Je peux aller chercher ma sacoche pour donner mes papiers et cartes grise.
Pendant ce temps un fouille a l’avant de la voiture.
Je dois ouvrir le coffre, qui ne contient que ma paire de chaussures de sécurité, et quelques sacs à courses.
Puis nous sommes libres de repartir.
Ils semblent déçu de n’avoir rien trouvé, ni que nous n’avons rien consommé d’illicite.
C’est quelque peu traumatisant comme événement.
Moi qui suis plutôt habitué a un simple contrôle des papiers ou un soufflé dans le ballon a la fenêtre.
A être invité à me garer sur le bas coté a un endroit ou il y a de la place, par un agent sur le chaussé.
Y a pas à dire on est bien mieux en province !
Voila, c’est fait, j’ai mon petit diplôme de formé aux méthodes de management.
Quatre jours de fol ennui, pas a cause du contenu, mais plutôt de la formatrice.
Elle ne semblait pas réellement maitriser son sujet.
Et passait bien trop de temps sur certaines notions, en se répétant bien trop…
Soporifique.
Concernant le contenu et les supports, là par contre rien à redire.
Très bien fait, et surtout utile pour revenir dessus et revoir en dehors du stage.
Se remettre dedans lorsque je serais en situation.
Découvert un monde de gens parachuter a des fonctions, sans forcement les moyens, ni le soutien hiérarchique.
Probablement pour cela que la formation début par la méthode de négociation et de questionnement vis-à-vis des supérieurs hiérarchiques.
Je verrais bien ce que cela donnera dans les semaines à venir lorsque je serais moi en fonction.
Tremblez sous-fifres, le patron c’est moi !
Enfin, on va essayer d’y croire !
Il y a de cela quelques temps nous avons aidé deux parisiens à faire parisien commun.
Ce fut manipulation de cartons, meubles divers et variés.
Le temps a passé, ils se sont installés dans l’espace de leur nouvel appart.
C’est ainsi qu’est venu le temps ou ils pendirent leur crémaillère.
L’appart est accueillant, et finalement bien agencé.
Et la cuisine…
J’ai eu le plaisir de les revoir, de recroiser la main d’œuvre du déménagement.
Mais aussi de découvrir d’autre personnes, et de revoir d’autres amis, connaissances.
Et dire que nous n’avons toujours pas fait la notre, a bientôt un an passé…
J’ai bien cherché, mais j’ai pas trouvé de crémaillère…
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Ils Ont Dit